L’Ukraine, son nom et sa signification, selon le professeur Wolodymyr Kosyk

 

Une carte de l’Ukraine réalisée par un géographe français au XVIIIème siècle

Thucydide, (460 à 400 avant JC), homme politique et historien grec surnommé le « Père de l’Histoire scientifique », recherchait la vérité et écartait scrupuleusement tout ce qui était de l’ordre du mythique ou de la rumeur.

De nos jours, Thucydide, à l’évocation de « l’histoire » de l’Ukraine façonnée par l’historiographie russe tsariste ou communiste, doit se retourner dans sa tombe.

Il est particulièrement aberrant de lire, dans certains ouvrages, que le mot Ukraine, « Oukraina » en russe, signifie « frontière ». Frontière avec qui ? Donner la signification d’un pays voisin dans une langue étrangère est particulièrement incongru et, dans le cas présent, reflète une volonté délibérée de « main mise » sur ce pays et s’en attribuer le passé historique. Ce qui est certain est que Moscou manipule, falsifie, désinforme tout ce qui est relatif à l’Ukraine et à son histoire !

Bohdan Bilot, Président de l’UUF

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L’Ukraine, son nom et sa signification, selon le professeur Wolodymyr Kosyk*

Polanes, Antes et Rous’

Dans la Chronique des temps passés attribuée au moine Nestor, il est écrit que le prince Kyï (lire Kéï) était le fondateur de la ville de Kyiv (Kiev). En tenant compte du contexte international des Vème et VIème siècles, les historiens en déduisent que Kyï était très vraisemblablement une figure historique réelle du VIème siècle et qu’il était le chef (ou prince) de l’union des tribus polanes. Ce prince fit plusieurs campagnes contre Byzance, négocia en 530 avec l’empereur Justinien 1er, lui proposant de protéger les frontières septentrionales de l’empire byzantin contre l’expansion des Slaves. Mais, après l’échec des pourparlers, Kyï abandonna les territoires danubiens et se replia en terre polane dans la ville qui porte son nom(1) encore aujourd’hui.

L’historien ukrainien Mykhaïlo Y. Braïtchevskyi, se référant aux textes des historiens byzantins du VIème siècle, souligne que : «  … les écrivains byzantins appelaient les Polanes du nom d’Antes, et ces Polanes sont directement liés à la Rous’. Leur rôle dans la formation de la Rous’ fut déterminant » (2).

La Rous’ était donc, originellement, le pays des Polanes. D’ailleurs la Chronique des temps passés mentionne que, parmi les tribus slaves orientales, la plus importante était celle des « Polanes que l’on nomme aujourd’hui Rous’ » (3).

Mr Braïtchevskyi en conclut que : « La Rous’, ce phénomène historique nouveau, remplaça l’Union polane (ante) lorsque celle-ci éclata. Il s’est créé sur les ruines de celle-ci une nouvelle Union polane dans de nouvelles limites territoriales », toujours dans la vaste région de Kyiv, capitale de l’actuelle Ukraine (4).

Il existe des indications concrètes selon lesquelles les termes de Rous’, Rhos, Ros, synonymes donnés au Pays de Kyiv ou plus précisément au Pays des Polanes, étaient largement connus au IXème siècle (5). Ils devaient l’être dès le VIème siècle (6). Mr Braïtchevskyi estime, lui, que la nouvelle union étatique appelée Rous’ apparut au VIIème siècle (7).

Dans un autre écrit d’époque, il est mentionné qu’une attaque des Rous’ eut lieu, en 813, contre l’île d’Egine en mer Egée et, qu’en 883, une ambassade du Prince des Ros (Rous’) arriva à Constantinople mais, vu la situation dangereuse qui régnait sur les côtes de la mer Noire, l’empereur byzantin leur enjoignit de rentrer en Rous’ en passant par l’Europe occidentale (8).

Les termes « Rouss’ » et « Ukraine »

En 988, le prince de Kyiv (Kiev) Volodymyr (Vladimir) le Grand, après avoir fait baptiser ses fils, les membres de son conseil, les nobles (boïars), fit du christianisme la religion officielle de son Etat (9).

Mais quel était au juste cet Etat ?

Nous avons déjà vu que, selon la Chronique, « les Polanes, que l’on nomme aujourd’hui Rous’ » (10) vivaient sur le Dnipro (Dniepr) moyen, autour de Kyiv. La chronique évoque une dernière fois ces Polanes en 944 (11), c’est-à-dire peu avant l’adoption du christianisme. Après 944, l’appellation tribale disparaît complètement au profit du nom étatique de Rous’.

Le terme « Terre rous’ » (Rous’ka zemla) est employé pour la première fois en 852. A partir de 912, les deux termes : « Rous’ » et « Terre rous’ » sont utilisés couramment mais, parfois, dans un sens différent : « Rous »’ désignant la métropole tandis que « Terre rous’ » s’appliquant plutôt aux possessions.

L’analyse détaillée des textes de la Chronique montre qu’à cette époque et jusqu’aux XII-XIIIè siècles (selon nous plus exactement jusqu’aux XIIIè-XIVè siècles), le nom de « Rous’ » désignait exclusivement le Pays de Kyiv (la ville et sa région), c’est-à-dire le territoire des Polanes et des autres tribus autour de Kyiv. Puis, comme le constate Mr Braïtchevskyi, la Rous’ engloba « la région du Dniepr moyen avec Kyiv, Tchernihiv (Tchernigov), Pereïaslav et les territoires leur appartenant » (12).

Ceci est confirmé par plusieurs historiens russes. P.N. Tretiakov écrit : « Un Etat est-européen commença à se former ici, longtemps (un à deux siècles) avant l’apparition des Riurikides (13) à Kiev. Il est apparu dans cette partie du Dniepr moyen qui s’appelait Rous’. Longtemps encore, jusqu’aux XIIè-XIIIè siècles, cette région seule a porté le nom de « Rous’ » ou « Terre rous » (14). « La Rous’ n’était que le Pays de Kiev où vivaient les Polanes que l’on nomme maintenant Rous’ » (15).

Son confrère M.N.Tikhomirov écrit également : « Le nom de « Rous’ » est l’antique nom du Pays de Kiev, Pays des Polanes » (16).

De même, M.D. Priselkov et A.N. Nassonov écrivent que le Pays de Rous’ « est une région située aux alentours des trois villes : Kiev, Tchnihiv et Pereïaslav rous’kyï » (17).

Pour résumer, citons encore P.N. Tretiakov : « De nombreux témoignages dans les chroniques prouvent que, jusqu’à cette époque (XIIè-XIIIè siècles) ni les terres de Novgorod, ni celles de Smolensk, ni celles de Rostov et Souzdal, ni celles de Galicie-Volhynie n’étaient appelées Rous’ »(18).

En d’autres termes à l’époque du baptême de Kyiv, et même après, seule la partie centrale de l’actuelle Ukraine portait le nom de Rous’.Les autres territoires de l’Empire n’étaient que des possessions de Kyiv, tout comme la Gaule n’était qu’une possession de Rome, un territoire dans l’Empire romain.

Pour ce qui est des limites territoriales, des historiens situent la Rous’ entre les villes actuelles de Novhorod-Siverskyi au nord (qu’il ne faut pas confondre avec la ville de Novgorod, au nord du lac Ilmen et au sud de Saint-Petersbourg, dans la région baltique), Kremianets à l’ouest (à l’ouest du Horyn, dans l’actuelle région de Ternopil, en Galicie) et Krementchouk sur le Dnipro (Dniepr) au sud (19).

A cette époque, il n’y avait aucune autre Rous’. Et c’est précisément cet Etat-métropole, la Rous’, qui changea son nom en celui d’Ukraine.

Le nom « d’Ukraine »

Le nom « Ukraine » apparaît pour la première fois en 1187 dans la Chronique d’Ipatiev. Depuis cette date, il est utilisé pour désigner plusieurs régions de l’actuelle Ukraine. Utilisé pour un territoire qui n’appartenait ni à la Russie, ni à la Pologne, ce nom ne voulait nullement dire « confins » de ces Etats ! Il prit la signification de « pays », « notre pays ».

Dès les XIVè-XVIè siècles, et plus particulièrement au cours des XVIè-XVIIè siècles, les termes « Ukraine » et « peuple ukrainien » s’emploient parallèlement au terme « Rous’ », puis s’étendent peu à peu vers les territoires de Galicie et de Volynie (20).

C’est la raison pour laquelle les historiens ukrainiens considèrent tout naturellement que Kyiv était la capitale de l’Ukraine médiévale et qu’en 988, c’est l’Ukraine et non la Russie qui a adopté le christianisme. Ils considèrent également que l’histoire de la Rous’ est celle de l’Ukraine et non pas de la Russie.

Notons qu’à l’époque, l’Etat des princes de Kyiv ne portait pas le nom de « Rous’ de Kiev », comme on a pris l’habitude de le dire, mais s’appelait tout simplement « Rous’ ». Les termes « Rous’ de Kiev » et « Russie de Kiev » ont été inventés et imposés plus tard par des historiens russes, surtout à partir du XIXè siècle. En effet, s’il avait jadis existé une « Russie de Kiev », ce territoire devrait faire partie de la Russie tsariste et par conséquent de la Russie soviétique ou de la Russie actuelle.

Rous’ – Ruthénie

Le monde extérieur donnait à l’Etat Rous’ différents noms, plus ou moins invraisemblables et parfois même ridicules.

Dans un texte daté de 959, la princesse Olha (Olga) était appelée en latin Regina Rugorum. D’autres chroniques allemandes et particulièrement celle de Thietmar de Mersebourg, évoquent l’ambassade des Rusciae gentis (des gens roussénes).

A propos du mariage de la fille de Iaroslav le Sage avec le roi de France Henri 1er (19 mai 1051), les sources occidentales contemporaines et ultérieures nomment le prince de Kyiv : Rex Ruthenorum (le roi des Ruthènes), mais aussi Rex Rugorum, Rex Rusicorum, Rex Ruticorum, Rex Rusulordum, Rex Sclavorum, Rex Rabastiac, tec ? (21)

Ajoutons que les Annales Augustines appellent, en 1104, la princesse kiévienne Eupdraxie, malheureuse épouse de l’empereur Henri IV, Rutenorum Regis filia (la fille du roi de Ruthénie) (22).

Un auteur du milieu du XIIè siècle, mentionnant l’une des filles du prince de Kyiv, utilise les termes de Rutenorum seu Chyos Regis filia (la fille du roi de Ruthenie ou de Kyiv) (23).

Ces dénominations n’avaient absolument rien à voir avec la Russie qui se formera plusieurs siècles plus tard. Par contre, le terme de Ruthène est parfaitement acceptable et l’on peut donc affirmer qu’Anne de Kyiv était une Ruthène.

En effet, la Chronique des temps passés mentionne souvent la dénomination ethnique : « Rousséne » ou « Roussyn » (en polonais « Rusin »), notamment dans les traités de 911 et 944 avec Byzance. Plus tard, lorsqu’elle parle du premier métropolite de Kyiv, nommé en 1051, qui n’était pas grec, elle dit « Ilarion, roussène »(24) (le Ruthène Ilarion). Son appartenance ethno-étatique est donc ici bien soulignée. C’est cette même désignation ethnique de « Rousséne », traduite en latin par « Ruthène », qui était utilisée en Rous’, donc en Ukraine qui s’est maintenue jusqu’en 1939 et, tout particulièrement, en Ukraine occidentale***.

En résumé, la Rous’, c’est-à-dire l’Ukraine médiévale, était appelée en latin Ruthenia. C’est pourquoi certains historiens ukrainiens contemporains traduisent avec raison le terme de Rous’ par celui de Ruthénie (25). Cependant, ils le font très timidement car les Russes n’apprécient pas cette traduction et font pression pour que l’on traduise en français ou en anglais « Rous’ » par « Russie » (26). Cette habitude persiste dans les milieux intellectuels français et ouest-européens en général et se retrouve aussi, malheureusement, dans les manuels scolaires.

Moscovie – Rossia – Russie

La Russie n’est donc pas née à Kyiv : le berceau du peuple russe et de l’Etat russe, comme le soulignent certains historiens russes, « était la région de Rostov-Souzdal, sur la base de laquelle s’est formée plus tard l’État russe … ». C’est dans cette région devenue indépendante de Kyiv (donc de la Rous’) en 1132-1135, que s’est formée la Principauté de Moscovie (la ville de Moscou elle-même a été fondée en 1147), ouvrant une étape décisive dans la formation de la future Russie.

Ainsi la Moscovie-Russie naquit et se développa en dehors de la Rous’.

Soulignons par ailleurs que l’adjectif « rous’kéï », dérivé de Rous’, qui fut utilisé dans la chronique de l’époque, n’avait rien à voir avec l’adjectif « russe », dérivé du terme « Rossia » (nom de la Russie actuelle). Le nom « Rossia » n’est apparu que vers la fin du XVème siècle, d’abord comme un terme purement livresque, l’Etat portant toujours le nom de Grande Principauté de Moscou ou de Moscovie. Le nom Rossia est devenu officiel à partir du règne de Pierre 1er.

En conclusion, les termes Rous’ et Russie se rapportent à deux États différents, deux réalités historiques différentes, deux époques différentes et deux peuples différents.

Wolodymyr Kosyk**

Notes :

  1. Voir N.F. Kotliar, S.V. Koulchytskyi, Kiev ancienne et moderne, Kiev, Politizdat de l’Ukraine, 1982, pp.15-21

  2. M.Yu.Braïtchevski, Les origines de la Rous’, Kiev, 1968, p.163

  3. Œuvres complètes des annales russes, (PCRL), Moscou, 1962, vol.1, p.25, vol.2, p.18

  4. M.Yu.Braïtchevski, Les origines de la Rous’, op. cit., Kiev, 1968, p.163

  5. P.N.Trétiakov, Aux origines du peuple vieux russe, Leningrad, 1070, p.14

  6. I.M.Chékera, Les relations internationales de la Rous’ de Kiev, Rome, 1997, Annales Bertiani Hannover, 1883, pp.19-20

  7. M.Yu. Braïtchevski, Les origines de la Rous’, op. cit., p.16

  8. I.M.Chékera, Les relations internationales de la Rous ‘, op. cit., p.25

  9. Ibidem, p.17, p.35

  10. M.Yu.Braïtchevski, Les origines de la Rous’, op. cit., p.162

  11. P.N. Trétiakov, Aux origines du peuple vieux russe, Leningrad, 1970, p.73

  12. Ibidem, pp. 73-74

  13. M.N. Tikhomirov, L’origine des termes Rous’ et Terre rous’, dans « Ethnographie soviétique », vol.6-7, 1947, pp. 60-80 ; P.N. Trétiakov, op. cit.

  14. Cité par P.N. Trétiakov, p. 74

  15. Ibidem, p. 73

  16. Ibidem, p. 76

  17. Voir M.I.Martchenko, Histoire de la culture ukrainienne, Kiïv, 1961, p.69

  18. R.I. Ivanessov, Problèmes de l’histoire de la langue russe, in « Problèmes de la formatio du peuple et de la nation russes », Moscou-Leningrad, 1958, p.176

  19. Continuator Reginanis – MGH SS, vol. 1, p.624 ; Kronika Thitmara, Poznan, 1953 ; Roger Hallu, Anne de Kiev, Reine de France, Rome, 1973, pp. 43-44

  20. op. cit, vol. 1, pp. 34-36, p. 50, p. 52

  21. L.V. Tchérepnine, Les conditions historiques de la formation du peuple russe avant la fin du XVè siècle, op. cit., p. 88

  22. MGH, SS, vol. III, p. 133 ; vol. VI, p.207

  23. MGH, SS, vol. XX, p. 259 ; Otto, Bischof von Freising, Chronik oder die Geschichte der zwei Staaten, Berlin, 1960, S. 536

  24. Cf. Elie Borschak, La légende historique de l’Ukraine, Istorija Rusov, Paris, 1949

  25. Voici quelques exemples de traduction erronée, imposés par les Russes, de textes ukrainiens ou russes. Dans le livre de M. Kotlar et S. Koultchytskyi (édition française : Kiev, 1983) cité au début, non seulement les nom des auteurs ont été transcrits à la manière russe, mais le terme ukrainien Rous’ a été partout traduit par Russie. De même dans la traduction française du livre de B.A. Rybakov (Moscou, 1964) intitulé Les débuts de la Russie (édition française : Moscou, 1966), le terme Rous’ est toujours traduit par Russie et toute l’histoire de la Rous’ est présentée comme les débuts de l’histoire de la Russie. Même chose dans le roman Eupraxie de P.Zagrebelny où les termes Rous’ et Roussène sont traduits par Russie et Russe (édition française, 1984)

  26. L.V. Tchérepnine, Les conditions historiques de la formation du peuple russe avant la fin du XVè siècle, op. cit., p.88. Il est à noter toutefois que les adjectifs rous’ et rouskéï pouvaient parfois être utilisés dans le sens d’appartenance à la confession orthodoxe byzantine dont le métropolite avait son siège à Kiev jusqu’en 1299, avant de s’installer à Vladimir puis, à Moscou, en 1325.

*Extrait de « GOODBYE POUTINE », Ouvrage collectif sous la direction d’Hélène Blanc – GINKGO éditeur, 2015, avec l’aimable autorisation des auteurs.

**Wolodymyr Kosyk était français d’origine ukrainienne, professeur d’Histoire à la Sorbonne

***Dans les territoires d’Autriche-Hongrie peuplés d’Ukrainiens, ceux-ci étaient appelés « Roussens » par l’administration impériale

Le point de vue de Karl Marx, l’historien, sur l’impérialisme moscovite

Dans ses « Révélations sur l’Histoire diplomatique au XVIIIème siècle » (1856 et 1857, The Free Press, Londres), Karl Marx écrivait* :

« C’est dans le marécage sanglant de l’esclavage moscovite, et non dans la rude gloire de l’époque normande1, que se situe le berceau de la Russie. En changeant simplement les noms et les dates, on remarque que la politique d’Ivan III2 et celle de l’actuel empire moscovite ne sont pas que proches, mais identiques…

La Russie a été enfantée et élevée dans l’infâme et avilissante école de l’esclavage mongol, et n’est devenue puissante que grâce à une maîtrise inégalée de l’esclavage. Indépendante, la Russie est restée, malgré tout, un pays d’esclaves. Pierre le Grand a associé la ruse politique d’un esclave des mongols à la grandeur d’un suzerain mongol à qui Gengis Khan3 aurait légué la mission de conquérir le monde.

La politique russe est immuable. Les méthodes et la tactique ont changé, et continueront à changer, mais la boussole de la politique russe – conquérir et diriger le monde – est et restera inchangée. Le panslavisme de Moscou n’est que l’une des formes que prend l’invasion moscovite ».

Karl Marx

1 aussi appelée varègue ou viking.

2 Ivan III (1440-1505), Grand Prince de Moscou.

3 Gengis Khan (1162 – 1227), Empereur mongol.

* Citations agrégées du texte de Marx, traduites de l’ukrainien et tirées du prologue de l’ouvrage « Kraïna Moksel’, abo Moskoviya – roman doslidzhennya » (en ukrainien), Volodymyr Bilinskiy, Éditions Bohdan, Ternopil, Ukraine, 2015 – le texte original de Marx est en anglais. Ce point de vue a été sciemment ignoré et réinventé par « l’historiographie » soviétique.