« Nuremberg du communisme »

Le  27 décembre 2020 à 11H30 sur la chaîne Public Sénat sera projeté le film « Nuremberg du communisme ». Ce film a été réalisé d’après l’idée originale d’Hélène Blanc.

Relativement à un même épisode, Hélène Blanc a écrit un livre :
« Nuremberg du communisme – Le procès interdit – Russie (1917-2017) – paru chez Ginkgo éditeur, les Éditions Bleu et Jaune.
L’ouvrage est très documenté et reflète les analyses personnelles de l’auteur qui multiplie les informations et les révélations.

Le point de vue de l’Union des Ukrainiens de France

Si un Nuremberg du Communisme avait eu lieu, le monde actuel serait indiscutablement différent et Vladimir Poutine ne serait vraisemblablement pas au pouvoir en Russie. La mémoire des millions de victimes du communisme de Lénine, Staline et autres crapules parfaitement amorales, serait respectée et commémorée. Georges Marchais (ancien secrétaire général du PCF), n’aurait pas déclaré que le bilan de l’URSS était globalement positif et il ne se serait pas posé la question de l’existence du Goulag. La Russie actuelle ne serait pas gouvernée par un kagébiste, le Patriarcat de Moscou ne serait pas régenté par un autre kagébiste. Les corps et âmes russes seraient délivrés de cette clique de kagébistes qui a été le bras armé d’un régime criminel qui a occasionné des millions de morts. Le KGB et ses ascendants Tchéka, NKVD, etc … ont non seulement participé mais également causé les déportations (parfois de peuples entiers), les famines organisées, les terreurs, les exécutions de masse, la collaboration avec le nazisme pour se partager l’Europe, l’internement des opposants dans des asiles psychiatriques, etc

Or, à ce jour, la Russie de Poutine ne condamne pas ces abominations et, en conséquence, ne manifeste aucune repentance, au contraire, elle initie la réhabilitation de Staline. La jeunesse russe actuelle ne connait rien du passé dramatique de l’URSS et est éduquée dans « l’esprit de la grande guerre patriotique » qui sert à passer sous silence les crimes d’un des régimes les plus odieux que notre planète ait eu à supporter.

Actuellement, les kagébistes violent le droit international, annexent des territoires étrangers, alimentent des guerres périphériques, déstabilisent l’ordre mondial à leur seul profit, mènent des campagnes haineuses et mensongères envers « l’occident décadent », n’ont de cesse de dénigrer l’Ukraine et les Ukrainiens.

Des sommes colossales sont investies dans des campagnes qui visent à présenter les Ukrainiens comme des êtres abjects tandis que les populations civiles du Moyen Orient sont victimes de crimes de guerre : emploi d’armes prohibées, bombardements volontaires d’objectifs civils dont des hôpitaux et des écoles. Pour Poutine, les  cyber attaques, les mensonges les plus éhontés, la tricherie (dans le domaine sportif), les assassinats d’opposants politiques, etc … sont monnaie courante. Ces exactions sont l’œuvre d’un État qui est membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU.

Staline peut reposer en paix, sa doctrine politique est parfaitement respectée et exécutée.

LE 28 NOVEMBRE, ALLUMONS LES BOUGIES DE LA MÉMOIRE !

Il est admis que le 20ième siècle fut le siècle des génocides. Le continent européen fut le théâtre de 3 abominables tragédies : le génocide arménien, le génocide ukrainien (Holodomor), le génocide juif (la Shoah). Hormis quelques négationnistes endurcis, le génocide arménien et la Shoah sont internationalement reconnus, tel n’est pas le cas du Holodomor.

Le fait de mettre en cause l’impérialisme russe qu’il soit tsariste, communiste ou poutinien, revient à se confronter à un aréopage d’intrépides thuriféraires de la Russie et ce sous toutes ses formes. Dans de telles conditions, la reconnaissance internationale du Holodomor devient épineuse.  Les media occidentaux préfèrent s’appesantir sur les clichés véhiculés par le Kremlin, dont une extrême droite ukrainienne  (moins de 5% de la population) tout en demeurant peu diserts quant aux agissements des « extrêmes centristes » du Kremlin qui violent le droit international, annexent des territoires étrangers, sont accusés de crimes de guerre au moyen orient, mentent effrontément, assassinent les opposants politiques, etc …

Relativement au Holodomor, Viktor Tchernomyrdine, ex Premier ministre de la Fédération de Russie puis Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Russie en Ukraine a pleinement synthétisé la parfaite et intolérable duplicité du Kremlin. Lors d’une conférence de presse, Tchernomyrdine, interrogé sur la responsabilité de la Russie dans le Holodomor, a osé rétorquer qu’il convenait de s’adresser à la Géorgie, (Staline, le principal responsable du Holodomor, est né en Géorgie). Imaginez, un court instant, un Ambassadeur d’Allemagne qui déclarerait que la responsabilité de la Shoah incomberait à l’Autriche (du fait qu’Hitler soit né en Autriche),  à l’évidence, cela soulèverait un tollé universel. La déclaration de Tchernomyrdine a occasionné un mutisme planétaire. De nos jours, Tchernomyrdine préside le Conseil d’Administration de Gazprom (véritable usine à gaz du FSB, les revenus sont investis dans la propagande, la désinformation, la rétribution d’agents d’influence et la gratification aux idiots utiles).

Sans soutien médiatique, faisons de cette journée du 28 Novembre, une journée de mémoire, mais également de reconnaissance du Holodomor. Si chacun d’entre nous s’adresse à ses relations, à ses voisins et à ses collègues de travail en les éclairant sur ce qu’a été le Holodomor, alors nous aurons œuvré utilement

Lviv, le 30 juin 1941

Le 30 janvier 1933, le Président de la République d’Allemagne, Hindenburg, appelle à la Chancellerie Adolf Hitler  (Führer du parti national socialiste allemand) afin qu’il forme un nouveau gouvernement. Le 2 août 1934, Hindenburg décède, Hitler en profite pour supprimer la fonction de Président de la République et s’octroie tous les pouvoirs. Hitler n’est pas encore l’esprit démoniaque qu’il deviendra plus tard en exterminant des millions d’êtres humains.

Dans une recherche de solutions des problèmes politiques, Daladier et Chamberlain entretenaient des relations avec Hitler ; cela aboutira aux honteux accords de Munich qui sont le plus parfait exemple de veulerie et de félonie. Staline et Molotov, hormis des accords commerciaux avec le 3ième Reich, peaufinaient la signature du prétendu pacte de non agression avec Hitler. Il s’agissait d’un véritable pacte de collaboration avec l’Allemagne nazie dont le but inavoué était de se partager l’Europe. De nombreux leaders indépendantistes des pays colonisés par l’Angleterre, la France, se rendaient à Berlin afin d’y trouver un éventuel soutien dans leur lutte pour une indépendance. On pourrait élargir à foison la liste des visiteurs et solliciteurs.

L’Organisation des Nationalistes ukrainiens (OUN), conduite par Stepan Bandera, consciente que le pacte Hitler/Staline n’aurait qu’un temps et que la confrontation des deux Etats totalitaires était imminente. Seul le père du peuple, Staline, en doutait malgré les rapports aussi fréquents qu’alarmistes qui lui étaient remis.

Les Nationalistes ukrainiens, circonspects quant aux visées allemandes relatives à l’Ukraine, adressèrent un mémorandum aux autorités allemandes. L’OUN de Bandera écrivait explicitement que, politiquement, l’Ukraine ne se situait pas entre l’Allemagne et la Russie, mais entre l’Allemagne et l’Angleterre ce qui signifiait clairement que l’Ukraine entendait être indépendante et libre de ses choix. En cas d’invasion de l’Ukraine, si un Etat ukrainien libre et indépendant n’était pas proclamé, la situation se dégraderait rapidement. L’occupation militaire deviendrait intenable. Il est probable qu’Hitler n’ait pas eu connaissance de ce mémorandum. Le ton du mémorandum jugé comminatoire par la Chancellerie et par le Ministère des Affaires étrangères du Reich a été mal perçu.

Survint le 30 juin 1941, à 4H20 du matin, les troupes allemandes entrèrent dans Lviv sans livrer le moindre combat. Dans l’après midi, Iaroslav Stetzko, adjoint de Bandera, arrivait à Lviv. Il avait pour mission de proclamer la restauration d’un Etat ukrainien libre et indépendant et d’organiser l’exécutif de cet Etat. Ce même jour, à 20H00, dans une salle pleine à craquer, des représentants de la Société civile de Lviv et des environs adoptaient, à l’unanimité, le projet de proclamation de la restauration de l’indépendance de l’Ukraine.et élisait Iaroslav Stetzko  à la tête du gouvernement.

Le 9 juillet, Iaroslav Stetzko  a été arrêté et interrogé par le Chef du SD (Service de Sécurité) de Lviv, puis transféré à Cracovie (Pologne) pour un nouvel interrogatoire et ensuite à Berlin pour être interrogé par un colonel de l’Abwehr.  Il fut interné dans le camp de concentration de Sachsenhausen où il séjournera avec Bandera et d’autres dirigeants nationalistes ukrainiens.

Des organisations chauvinistes russes et juives accusent les Nationalistes ukrainiens d’avoir pris part aux pogroms qui se sont déroulés  à Lviv durant l’été 1941 et que des documents attestant ces faits se trouvaient à l’Institut israélien Iad Vachem. Après vérification, il ne se trouve  aucun document qui atteste de la participation des Nationalistes ukrainiens à ces pogroms.. Quant à la participation des Nationalistes ukrainiens au génocide juif, en 1954, le congrès des Etats-Unis, après une enquête approfondie, conclut que cette  organisation n’a, en aucun cas,  pris part au génocide des Juifs. De la même façon, dans les documents  du procès de Nuremberg, il n’y a aucune trace de condamnation de la prétendue collaboration de l’OUN avec les Nazis. En revanche, dans les archives du 3ième Reich, on trouve des sommations adressées au Service de Sécurité leur enjoignant de fusiller, sur place, les partisans de Bandera.